La vallée du Quarreux
Cette grande réserve, du nom du ruisseau qui la traverse, constitue un couloir écologique situé en zone Natura 2000 au sud de la réserve de la Petite Roer et du village de Sourbrodt. De part et d’autre de ce ruisseau typique ardennais s’échelonnent prairies de fauche submontagnardes, prés humides, molinions et mégaphorbiaies (prairies d’herbes hautes de plus d’un mètre, sur un sol frais et humide). Cette réserve abrite encore aujourd’hui de nombreuses espèces hautement patrimoniales, notamment au sein des papillons de jour. Et oui, cette réserve naturelle de près de 15 hectares, désormais appelée “Réserve de la Vallée du Quarreux” reprenant les deux sous-sites du Pêcheru et du Quarreux abrite une importante population de cuivré de la bistorte. Il est certainement la star de la réserve mais n’oublions pas le cortège floristique exceptionnel présent sur ces parcelles. La gestion de la grande majorité du site est est assurée par un agriculteur du coin que nous remercions sincèrement pour son excellent travail.
Faisant plus d'une dizaine d'hectares, ces deux réserves situées à l'ouest de Ovifat représentent de véritables sanctuaires pour certaines espèces de lépidoptères.
Tout savoir sur le Pêcheru et le Quarreux
Cette réserve est essentiellement composée de prés humides, de molinions et de prés de fauche submontagnards. Ces habitats, relativement bien conservés accueillent une panoplie d’espèces patrimoniales.
De nombreux insectes vivent dans ces milieux ouverts. Nous y retrouvons des diptères (mouches), coléoptères (famille des coccinelles), lépidoptères (papillons), hyménoptères (abeilles) et un tas d’autres groupes d’espèces.
Un cortège floristique exceptionnel subsiste. Entre Persicaria bistorta et orchidées, les insectes ont de quoi butiner.
Une majorité du site est pâturé après la floraison des fleurs au mois de juillet par des chevaux ou par du bétail. Nous y appliquons une gestion extensive avec un faible UGB (Unité Grand Bétail) afin de ne pas dégrader le milieu. En effet, plus un sol est pauvre en nutriment, et plus les fleurs sauvages seront nombreuses. Une autre partie du site est géré en fauchage tardif. Bien sûr, aucuns apports organiques (fumier, lisier ou engrais) n’est apporté sur ces parcelles.


